vendredi 1 septembre 2017

Pauvre Slovène…


Ce n'est pas le premier livre de Cédric Charles Antoine que je lis mais à chaque fois je suis surprise, agréablement surprise. Sa capacité de gérer une intrigue, de ne jamais tomber dans le pathos, de toujours profiter de l’écriture pour offrir, à sa lectrice et à son lecteur, une occasion d'apprendre quelque chose sur l’argument qu'il a choisi comme sujet de son roman, est remarquable.

Cette fois, Il nous plonge dans ce triste conflit qui a mis à feu et à sang les Balkans et ses peuples. Il ajoute un aspect très particulier à cette lamentable histoire de violences : il nous propose de connaître la Slovénie, un peu de son histoire, de sa géographie, de son climat, de sa culture et surtout... de ses gens.

C'est merveilleux et effrayant à la fois. On a l'impression d'être au fond d’un territoire perdu, inconnu, objet de ségrégation, de malédiction... et pourtant derrière l'incompréhension, la peur, les non-dits, le ressentiment, l'apparente fermeture des cœurs on retrouve, encore et toujours, ce besoin d'aimer et d'être aimé.

Je ne parlerai pas des personnages car ce serait risquer de dévoiler une partie de l'histoire et « La Slovène » est une aventure que chacun doit vivre individuellement.

Certainement un peu de nostalgie reste collée à l’âme au moment du grand final, avec de nombreuses interrogations sur les motivations égoïstes qui ont conduit à un tel gâchis. Et c'est là que l'on découvre une fois encore les doutes et la grande humanité de l'auteur. 


Bravo Cédric !






dimanche 27 août 2017

Un Lundi au Soleil...



Comme cela fait du bien de la vraie littérature. Découvrir une auteure qui, comme vous, possède la passion des mots. Elle les câline, les caresse, les redresse, les console ou simplement joue avec eux, mais toujours avec douceur, respect et élégance.…

C'est le premier livre de Dominique Lebel que je découvre. Je suis encore sous le charme. J'aurais trop de choses à dire tout en me rendant compte que je ne pourrai jamais tout vous dire et que les quelques éléments que je vais souligner feront un grand tort à tout ce que je n'ai pas le temps d'exprimer ici. Quel dilemme !

J'ai mis un certain temps à comprendre qui racontait et à quelle époque se situait la narration. L'auteur nous fait pénétrer dans les méandres du cerveau de la narratrice et seulement le sien… Comme dans la vraie vie, on suit les pensées qui divaguent d'un thème à l'autre, s'attardant sur un détail, une description fouillée au milieu d'une scène particulièrement dramatique et curieusement cela n'enlève rien à la curiosité du lecteur qui voudrait savoir comment cela va se terminer et se fait « piéger » par l’auteure, sans même s’en rendre compte.

Il y a une telle simplicité, un tel naturel dans la façon de raconter que l'on est touché par cette sincérité. On a presque parfois la sensation d'être indiscret en découvrant sentiments et émotions, questionnements et doutes.

Beaucoup de mélancolie et une grande tendresse devant la fragilité de ces êtres apparemment prisonniers d'un destin qu'ils ne comprennent pas eux-mêmes et le subissent, transmission perçue comme inévitable, celle d'un patrimoine culturel qui serait inscrit dans les gènes de ces femmes.

Il y aurait tant à dire mais je me sens un peu frustrée de ne pouvoir poursuivre car je veux à tout prix éviter de trop en dévoiler ou de risquer de trahir l'intention de l'auteure. C'est un livre à découvrir, en marchant lentement, comme dans un musée et en faisant attention où l'on met les pieds, comme lors de cette promenade sur la côte bretonne, au sommet des falaises.

Dominique Lebel m'a parfois rappelé Giono, ses couleurs, ses parfums...

Merci Dominique pour ce grand moment de belle littérature.

J'ai mis 5 jolies étoiles qui brillent sur Amazon.


5.0 étoiles sur 5 De la vraie littérature !
Quel bonheur.
 

Dominique Lebel

mercredi 16 août 2017

NOM DE CODE : MÉMÉ RUTH: Au pays de Rosie Maldonne, saison 4


4.0 étoiles sur 5 Un remède anti-stress, anti-dépression !
mon commentaire sur Amazon et 4 étoiles.

NOM DE CODE : MÉMÉ RUTH
Au pays de Rosie Maldonne, saison 4

d'Alice Quinn


Loufoque ? Certainement. Mais qui connaît déjà Rosie " Cricri " Maldonne ne peut pas s'attendre à autre chose. Cette fille au grand cœur et au franc parler, débrouillarde professionnelle, capable de finir dans des situations les plus invraisemblables et de se mettre en danger de façon presque inconsciente est toujours capable de retomber sur ses pattes. C'est la reine de la résilience. Rien ne semble l'atteindre, ou la décourager. Elle a de l'audace à revendre et une capacité d'aimer à faire envie.

Tous les ingrédients de la comédie policière sont là. Suspense, une vieille carte à déchiffrer, un trésor caché, des chasseurs d'épaves pas très nets, un beau gosse, les vieux amis, les services secrets of course, le flic bourru, commissaire à la traque du moindre faux pas de notre héroïne que l'on retrouve dans toutes les aventures de Rosie Maldonne... et puis ce côté social qu'il y a toujours dans les livres d'Alice Quinn, cette fois ce sont les restos du cœur et une initiative de solidarité avec des femmes victimes de la société.

Une autre touche absolument originale dans ce roman, au milieu de cette confusion sympathique créée par Rosie qui se mêle de tout, à tort et à travers, est la découverte du refuge secret de Mémé Ruth. La mystérieuse grand-mère juive de Rosie, résistante très active pendant la guerre, a laissé en héritage à Rosie mille questions et peut-être même un petit capital... un autre secret, une énigme historique résolue grâce à Rosie.

Vous hésitez encore? Ce livre n'est pas un livre seulement pour vos vacances, c'est un livre pour toute l'année, un remède anti-stress, anti-dépression !








mardi 15 août 2017

The Vanishing girl...


2.0 étoiles sur 5 Une grande déception et pourtant... 

À l'occasion du Salon du livre de Paris 2017, sur le stand d‘Amazon, j'avais été attirée par la couverture de ce livre et par son titre. Il y a quelques temps, je l'ai acheté sur Kindle.

Le début du livre m'a bien prise et je suis entrée facilement dans cette aventure fantastique, complètement irréelle mais qui promettait bien. Malheureusement, je ne sais si c'est l'écriture elle-même ou la traduction, mais le texte est assez pauvre et répétitif. Les aventures décrites deviennent rapidement prévisibles, les descriptions des pectoraux du magnifique super-héros plus que lassantes, quant aux ébats amoureux constamment décrits et repris avec les mêmes poncifs ("la chair de poule" de l'héroïne revient à chaque scène et bien d'autres répétitions encore) cela en est irritant. C'est bien dommage, car cette histoire aurait pu devenir un thriller fantastique agréable.

On peut écrire un livre où l'action revêt 90 % du récit mais il faut quand même une ossature. Or ici l'étude psychologique est inexistante. Les personnages secondaires du récit semblent n'avoir aucune importance pour l'auteure. Ils sont pourtant un élément fondamental pour mieux comprendre les personnages principaux et éviter les trous dans un récit, comme ici. La jeune fille est sympathique avec son petit côté féministe–combattante, mais malgré les scènes d'entraînement guerrier, l'auteure passe totalement à côté et la rend insipide. On est loin des personnages bien fouillés de la saga d'Harry Potter où les "gentils" comme les "méchants" ont vraiment quelque chose dans leurs entrailles.

Quant à la fin… une queue de poisson qui a pour nom "Épilogue" et tient sur une pauvre petite page de mon Kindle ! C'est une insulte aux lecteurs qui ont lu pas moins de 344 pages sur le livre papier et se retrouvent Gros-Jean comme devant, aurait dit Mr de la Fontaine.

On peut supposer qu'il y aura une suite mais ce n'est ni écrit ni laissé sous-entendre. Assez déçue.

Je regrette de n'avoir mis que deux étoiles car le travail d'écriture est réel mais je ne crois pas faire de tord à l'auteure américaine, Laura Thalassa, qui n'attend certainement pas après mes compliments pour recevoir la reconnaissance de ses lecteurs.





jeudi 10 août 2017

Le Voyage Initiatique d’Elena. Une Rencontre au-delà du Temps et des Mondes

Promotion exceptionnelle !



Ce livre sera disponible en version Kindle dès samedi 12 août 
jusqu'au samedi 2 septembre. 











Oui. Vous avez bien lu ! Jusqu’à la fin du mois d’août et quelques jours en plus pour vous permettre de découvrir cette splendide aventure à 0,99 Euros.


Il existe bien sur aussi en version papier que vous pouvez trouver sur Amazon.fr

Plus de 400 pages d'aventures, de découvertes, de réflexions autour du monde fantastique de l'Après-Vie.


En cliquant sur la page de couverture du livre, accédez à l'avant-première gratuite.




Sur cette page Amazon vous pouvez acquérir ce livre à son prix promotionnel : 0,99 Euros


lundi 31 juillet 2017

" Une bonne intention " de Solène Bakowski


Une grande jeune Dame de la littérature française...




Les Livres de Solène, l'écriture de Solène, le style de Solène, la sensibilité de Solène... dois-je continuer ? Si vous avez déjà lu d’autres ouvrages de cette auteure, vous comprenez à quoi je fais allusion. Il y a en Solène une force et une intransigeance dans l'analyse de ses personnages qu'on peut se demander d'où lui vient cette acuité. Elle semble entrer dans l'esprit, dans le cœur, dans l'âme de chacun de ses personnages. Elle s'y identifie et vous oblige à faire de même. 

Chaque personnage parle à la première personne exprimant ses doutes, ses espoirs, ses émotions, son sens de culpabilité, ses pensées les plus secrètes… et au moment où vous avez l'impression d'être perdu, Solène vous récupère en un tour de main magistral et vous comprenez. 

Son langage est tellement riche et goûteux, qu'avec de petites touches, telle une artiste-peintre impressionniste, elle vous plonge dans l'environnement, dans l'ambiance, dans le climat, dans les odeurs, dans les sons… Son écriture est un délice, d'une richesse impressionnante.

Je ne commenterai pas l'histoire car ce serait faire un tort à l'auteure. C'est à vous de la découvrir. En lisant « Une bonne intention », je me suis rappelé un vieux film, qui également mettait l'accent sur la bêtise humaine, la méchanceté et les interprétations malveillantes de certains gestes d'amour pur, désintéressé et inconditionnel : " Les Dimanches de Ville-d´Avray " de Serge Bourguignon, avec Harry Krüger et Nicole Courcelles, un film de 1962. La nature humaine n'a malheureusement pas beaucoup évoluée...

Merci Solène pour ce magnifique roman. Je retrouve le même regard introspectif d'une autre splendide histoire de Solène : " Parfois on tombe" où douleur et espoir se mêlent et se confondent. 

Une grande DAME de l'écriture, Solène Bakowski !



Ici l'avant-première !


vendredi 28 juillet 2017

« Quand on a que l’humour... » d'Amélie Antoine



Amélie Antoine associe à  son talent de romancière, une faculté aiguë d'observatrice des méandres de  l'âme humaine. Pas de faux-semblants, pas de complaisance mais la restitution de parcours soufferts, celui d'un frère, d'un père, d'un fils et tout autour ceux de quelques personnages apparemment secondaires et pourtant, comme dans la vie réelle, acteurs significatifs de ce complexe puzzle.

Un livre fort, qui suscite chez nous, lectrices et lecteurs, des émotions parfois bouleversantes car il nous pousse à remettre en question notre rapport avec nos parents et nos enfants, tout en nous obligeant aussi à porter un autre regard sur nos rôles d'enfant hier et d'adulte aujourd'hui.

Le clown triste est dans l'imaginaire de tous. Et derrière le masque? À chacune et chacun le soin de chercher sa propre réponse.


Superbement écrit, « Quand on a que l’humour... » publié chez Michel Lafon, est un livre à mettre dans toutes les mains que je recommande du fond du cœur.

MERCI Amélie !